Les tensions géopolitiques entre grandes puissances s’accentuent après la saisie par la marine américaine d’un pétrolier battant pavillon russe dans l’océan Atlantique. Pékin a vivement réagi à cette opération, la qualifiant de grave entorse au droit international.
Lors d’un point de presse, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a dénoncé une action qu’elle juge contraire aux principes fondamentaux régissant les relations internationales. Selon elle, la saisie du navire russe Marinera par les forces américaines constitue « une grave violation du droit international ».
La diplomatie chinoise affirme s’opposer fermement à ce type d’initiatives unilatérales. Mao Ning a rappelé que la Chine rejette « toute action qui va à l’encontre de la Charte et des principes des Nations unies », soulignant l’importance du respect du droit maritime international et de la souveraineté des États.
Cette prise de position intervient dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions entre Washington et Moscou, notamment en raison du conflit en Ukraine et des sanctions occidentales imposées à la Russie. Pékin, qui se présente comme un acteur favorable au multilatéralisme, appelle régulièrement au règlement des différends par le dialogue et dans le cadre du droit international.
Pour l’heure, les autorités américaines n’ont pas officiellement répondu aux accusations chinoises. La saisie du pétrolier russe pourrait toutefois raviver les débats sur la légalité des actions militaires en haute mer et sur l’usage des sanctions dans un contexte de rivalités stratégiques croissantes.



