Malabo n’est plus la capitale politique de la Guinée équatoriale. Par décret-loi signé le 2 janvier 2026, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a officiellement proclamé Djibloho, également connue sous le nom de Ciudad de la Paz (Ville de la Paix), comme nouvelle capitale de la République. Cette décision marque un tournant majeur dans l’histoire administrative et politique du pays.
Lors d’une cérémonie solennelle au siège de la présidence à Djibloho, le chef de l’État a justifié le transfert par des enjeux de sécurité nationale et d’équilibre territorial. Selon lui, les anciennes capitales côtières étaient exposées à des menaces extérieures, rappelant des attaques et tentatives de déstabilisation antérieures. Le choix de Djibloho, située à l’intérieur du pays, vise ainsi à renforcer la protection des institutions et à garantir l’intégrité du territoire.
Au-delà de la sécurité, le gouvernement présente cette relocalisation comme un moyen de rompre avec l’héritage colonial et de moderniser l’administration publique. Inspirée par des exemples internationaux tels qu’Abuja au Nigeria ou Brasilia au Brésil, Djibloho est pensée comme un centre administratif moderne, mieux connecté à l’ensemble du territoire et capable de décongestionner Malabo et Bata.
La ville dispose déjà d’infrastructures gouvernementales opérationnelles. Le Vice-Président Teodoro Nguema Obiang Mangue a précisé que le transfert des services publics et des organes constitutionnels se fera progressivement, selon un calendrier établi par l’État. Cette initiative ouvre un nouveau chapitre pour la Guinée équatoriale et redéfinit durablement l’architecture politique nationale.



