Guinée-Bissau : un coup d’État serait en cours, le président Umaro Sissoco Embaló interpellé

Une nouvelle crise politique majeure secouerait actuellement la Guinée-Bissau. Selon plusieurs sources concordantes, un coup d’État serait en cours dans la capitale, où le président sortant Umaro Sissoco Embaló aurait été interpellé ce mercredi dans son bureau au palais présidentiel. Les circonstances exactes de son arrestation resteraient encore floues, mais de premiers témoins évoquent une intervention orchestrée par une partie de l’appareil militaire.

Une nouvelle crise politique majeure secouerait actuellement la Guinée-Bissau. Selon plusieurs sources concordantes, un coup d’État serait en cours dans la capitale, où le président sortant Umaro Sissoco Embaló aurait été interpellé ce mercredi dans son bureau au palais présidentiel. Les circonstances exactes de son arrestation resteraient encore floues, mais de premiers témoins évoquent une intervention orchestrée par une partie de l’appareil militaire.

D’après des informations disponibles, le chef d’état-major général des armées, le général Biague Na Ntan, le vice-chef d’état-major, le général Mamadou Touré, ainsi que le ministre de l’Intérieur, Botché Candé, auraient également été arrêtés. Le mouvement militaire serait conduit par le chef d’état-major de l’armée de terre, dont le nom n’a pas encore été confirmé officiellement.

Des tirs auraient été entendus en début de journée aux abords du palais présidentiel et à proximité des locaux de la Commission électorale nationale, où les résultats de l’élection présidentielle du 23 novembre dernier étaient toujours attendus. Ces détonations auraient précédé l’interpellation du chef de l’État et de plusieurs hauts responsables de l’appareil sécuritaire.

Le scrutin présidentiel du 23 novembre reste au cœur des tensions. Umaro Sissoco Embaló revendiquait sa réélection avec 65 % des suffrages, selon un décompte interne effectué par son camp. Son principal adversaire, Fernando Dias de Costa, affirmait pour sa part être le véritable vainqueur, sans toutefois publier de chiffres ni de données consolidées. L’absence de proclamation officielle des résultats aurait amplifié les suspicions et ravivé les rivalités politiques.

Pour l’heure, aucune communication institutionnelle n’a été publiée. Les forces en présence resteraient déployées dans plusieurs points stratégiques de Bissau, alimentant la crainte d’un basculement rapide de la situation. Les observateurs redoutent une dégradation sécuritaire si les tensions post-électorales ne sont pas résolues dans un cadre légal et transparent.

La communauté internationale, encore silencieuse, pourrait être amenée à réagir dans les prochaines heures alors que le pays, coutumier des crises politico-militaires, semble replonger dans une nouvelle incertitude.

Constant Danimbe
Constant Danimbe
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