Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont présenté, ce samedi à Kinshasa, sept militaires présumés rwandais, ainsi que huit civils originaires de pays de la sous-région, qui auraient été interpellés lors des opérations militaires menées dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, en proie aux violences liées au conflit impliquant le mouvement armé M23.
Selon les autorités militaires congolaises, parmi les militaires présumés appréhendés figureraient un major et un capitaine, présentés comme appartenant à l’armée rwandaise. Les huit civils arrêtés seraient, pour leur part, soupçonnés d’apporter un appui logistique à des groupes armés actifs dans la région.
S’exprimant lors de la présentation à la presse, le lieutenant-colonel Mak Hazukay, commandant adjoint de la section de communication des FARDC (SCIFA), a affirmé que « l’armée rwandaise maintiendrait encore aujourd’hui des troupes sur le territoire congolais », une accusation régulièrement portée par Kinshasa mais contestée par Kigali.
Ces interpellations présumées interviendraient dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, alors que la situation sécuritaire demeure volatile dans l’Est du pays.
Sur le terrain, les affrontements se poursuivraient, entraînant de nouveaux déplacements de populations civiles et aggravant une crise humanitaire déjà qualifiée de préoccupante par les organisations humanitaires.



