Gaza : la presse étrangère dénonce le maintien des restrictions d’accès malgré le cessez-le-feu

L’Association de la presse étrangère, organisation à but non lucratif basée aux États-Unis, a exprimé mardi sa « profonde déception » face à la décision du gouvernement israélien de maintenir l’interdiction d’un accès non restreint des médias internationaux à la bande de Gaza, en dépit de l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu.

L’Association de la presse étrangère, organisation à but non lucratif basée aux États-Unis, a exprimé mardi sa « profonde déception » face à la décision du gouvernement israélien de maintenir l’interdiction d’un accès non restreint des médias internationaux à la bande de Gaza, en dépit de l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu.

Dans un communiqué au ton ferme, l’organisation de correspondants étrangers a regretté l’absence de toute initiative visant à permettre aux journalistes de travailler librement dans l’enclave palestinienne. « Au lieu de présenter un plan permettant aux journalistes d’entrer à Gaza de manière indépendante et de travailler aux côtés de nos courageux collègues palestiniens, le gouvernement a une fois de plus décidé de nous exclure », déplore l’Association, soulignant que cette décision intervient alors qu’un cessez-le-feu est désormais en place.

Depuis le début de la guerre en 2023, les autorités israéliennes restreignent sévèrement l’accès des journalistes internationaux à Gaza. Seul un nombre limité de reporters est autorisé à entrer sur le territoire, et ce uniquement sous escorte militaire, au cas par cas. Une situation dénoncée de longue date par les organisations de défense de la liberté de la presse, qui y voient une entrave majeure au droit à l’information.

Selon des médias israéliens, le gouvernement a fait savoir dimanche à la Cour suprême que ces restrictions devaient rester en vigueur, invoquant des « risques pour la sécurité ». Un argument que conteste l’Association de la presse étrangère, laquelle estime que ces mesures portent atteinte aux principes fondamentaux de la liberté d’expression et de la presse libre.

L’organisation a annoncé son intention de déposer dans les prochains jours une « réponse solide » devant la Cour suprême israélienne. « L’Association de la presse étrangère est convaincue que la Cour rendra justice au regard de l’atteinte continue aux principes fondamentaux de la liberté d’expression, du droit du public à l’information et de la presse libre », affirme le communiqué.

La question de l’accès des médias à Gaza intervient dans un contexte particulièrement lourd pour la profession journalistique. Début décembre 2025, le bureau des médias du gouvernement de Gaza a indiqué que 257 journalistes palestiniens avaient été tués depuis le début de l’offensive israélienne lancée le 8 octobre 2023, qui s’est poursuivie pendant deux ans jusqu’à l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025.Malgré cet accord, les violences n’ont pas totalement cessé. Selon le ministère de la Santé, l’armée israélienne aurait commis depuis lors des centaines de violations du cessez-le-feu, causant la mort de 420 Palestiniens et faisant 1 184 blessés.

Le cessez-le-feu a mis un terme à une guerre de deux ans qui a laissé la bande de Gaza largement dévastée. Le bilan humain fait état de près de 71 400 Palestiniens tués, majoritairement des femmes et des enfants, et de plus de 171 200 blessés. Dans ce contexte, les restrictions imposées aux médias internationaux continuent de susciter de vives inquiétudes quant à la transparence de l’information et à la capacité du public international à mesurer l’ampleur réelle de la situation sur le terrain.

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