Gaza : Israël voit dans le plan Trump une « paix et prospérité », l’Autorité palestinienne exige son application immédiate

Au lendemain de l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution portée par les États-Unis sur Gaza, les réactions officielles se sont multipliées des deux côtés. Israël et l’Autorité palestinienne ont salué séparément ce texte, présenté comme une feuille de route pour une paix durable dans l’enclave palestinienne, tandis que le Hamas l’a rejeté, estimant qu’il ne répond pas aux droits fondamentaux du peuple palestinien.

Au lendemain de l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution portée par les États-Unis sur Gaza, les réactions officielles se sont multipliées des deux côtés. Israël et l’Autorité palestinienne ont salué séparément ce texte, présenté comme une feuille de route pour une paix durable dans l’enclave palestinienne, tandis que le Hamas l’a rejeté, estimant qu’il ne répond pas aux droits fondamentaux du peuple palestinien.

Dans un communiqué diffusé mardi, le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé son « plein soutien » au plan du président américain Donald Trump, intégré à la résolution onusienne. Selon Israël, cette feuille de route ouvre une perspective « de paix et de prospérité » en conditionnant toute stabilisation à la « démilitarisation complète, au désarmement et à la déradicalisation de Gaza ». Le gouvernement israélien a également appelé les pays voisins « porteurs de paix » à normaliser leurs relations avec l’État hébreu et à « se joindre à lui » pour écarter le Hamas de la région.

L’Autorité palestinienne, de son côté, s’est félicitée de ce vote, tout en insistant sur la nécessité d’une mise en œuvre rapide. Dans un message publié sur X, le ministère palestinien des Affaires étrangères a parlé d’une étape « urgente » vers la stabilisation de la bande de Gaza et a appelé à appliquer « immédiatement » les dispositions de la résolution sur le terrain.

Le Hamas, en revanche, a dénoncé un texte qui « ne répond pas aux exigences et aux droits » du peuple palestinien. Le mouvement islamiste, affaibli mais toujours influent dans la bande de Gaza, estime que la résolution ne garantit pas les protections politiques et territoriales que réclament les Palestiniens.

Un « Comité de paix » pour une gouvernance de transition

La résolution adoptée lundi par 13 des 15 membres du Conseil de sécurité, la Russie et la Chine s’étant abstenues, prévoit la création d’un « Comité de la paix ». Cette instance serait chargée d’assurer une gouvernance transitoire à Gaza en attendant une réforme structurelle de l’Autorité palestinienne. Pour Washington, ce mécanisme constitue une avancée « historique et constructive », selon les mots de l’ambassadeur américain Mike Waltz.

Le texte approuve formellement le plan de Donald Trump, déjà à l’origine du cessez-le-feu instauré le 10 octobre entre Israël et le Hamas. Depuis cette trêve fragile, le Hamas a libéré en une seule opération les 20 otages survivants qu’il détenait, en échange de près de 2 000 prisonniers palestiniens. Le mouvement a également commencé à restituer les dépouilles des otages décédés.

Alors que la communauté internationale espère consolider ce recul de la violence, les prochaines semaines seront décisives pour mesurer la viabilité politique et sécuritaire de cette initiative, dans un contexte marqué par la méfiance persistante entre les parties et les fractures internes au camp palestinien.

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