États-Unis : l’administration Trump étend drastiquement l’interdiction d’entrée, ciblant sept nouveaux pays et les Palestiniens

Dans une décision lourde de conséquences pour les relations internationales et les migrations mondiales, l’administration du président Donald Trump a annoncé ce mardi l’extension de son célèbre « travel ban », une politique restrictive d’entrée sur le territoire américain. Cette nouvelle phase élargit la liste des pays dont les ressortissants sont complètement interdits d’entrée aux États‑Unis à sept nations supplémentaires, et inclut pour la première fois les personnes voyageant avec des documents émis par l’Autorité nationale palestinienne.

Dans une décision lourde de conséquences pour les relations internationales et les migrations mondiales, l’administration du président Donald Trump a annoncé ce mardi l’extension de son célèbre « travel ban », une politique restrictive d’entrée sur le territoire américain. Cette nouvelle phase élargit la liste des pays dont les ressortissants sont complètement interdits d’entrée aux États‑Unis à sept nations supplémentaires, et inclut pour la première fois les personnes voyageant avec des documents émis par l’Autorité nationale palestinienne.

Nouvelles interdictions d’entrée

Les pays désormais visés par une interdiction totale de voyager aux États‑Unis sont :Burkina Faso 🇧🇫Mali 🇲🇱Niger 🇳🇪Soudan du Sud 🇸🇸Syrie 🇸🇾Laos 🇱🇦 (passé de restrictions partielles à totales)Sierra‑Leone 🇸🇱 (idem)À ces sept pays s’ajoute une mesure sans précédent : les Palestiniens disposant de documents de voyage délivrés par l’Autorité palestinienne sont également exclus de facto de l’accès au territoire américain.

Une politique déjà étendue

Cette mise à jour s’ajoute à une première série de restrictions entrée en vigueur en juin 2025, qui interdisait déjà l’entrée aux citoyens d’une douzaine de pays, dont l’Afghanistan 🇦🇫, le Tchad 🇹🇩, la Somalie 🇸🇴, l’Iran 🇮🇷 ou encore Haïti 🇭🇹. Selon la Maison‑Blanche, ces mesures visent à répondre à des déficiences supposées en matière de sécurité, de partage d’informations et de contrôle des antécédents dans les pays concernés, justifiant des restrictions plus sévères sur les visas et les admissions.

Réactions et enjeux géopolitiques

Cette expansion de l’interdiction suscite déjà de fortes critiques internationales et communautaires. Aux États‑Unis, des organisations comme le Council on American‑Islamic Relations (CAIR) dénoncent une politique « xénophobe » et discriminatoire, en particulier en ciblant les Palestiniens et des nations majoritairement africaines ou à majorité musulmane. Du point de vue géopolitique, la mesure intervient dans un contexte de tensions accrues autour des crises migratoires, sécuritaires et diplomatiques, notamment au Moyen‑Orient et en Afrique, où plusieurs des pays visés connaissent des conflits, des coups d’États ou des fragilités institutionnelles persistantes.

Entrée en vigueur et exceptions

Les nouvelles restrictions entreront en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2026, selon les autorités américaines. Elles s’appliqueront aux demandes de visas, aux admissions pour tourisme, études ou travail, ainsi qu’aux projets de réinstallation. Toutefois, certaines exceptions sont prévues pour les détenteurs de visas déjà valides, les résidents permanents légaux (« green card holders »), les diplomates et certains cas jugés d’intérêt national.

Cette décision marque un tournant majeur dans la politique migratoire américaine, avec des implications significatives pour des dizaines de millions de personnes dans le monde.

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