Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, l’ambassadeur Allah-Maye Halina, a reçu en audience, ce vendredi 23 janvier 2026, une délégation de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP), conduite par son vice-président, Hatem Essaiem. Au cœur des échanges : la crise persistante au Soudan et ses répercussions humanitaires croissantes sur le Tchad.
Lors de cette rencontre, les discussions se sont particulièrement focalisées sur la situation préoccupante dans la zone frontalière orientale, notamment à Adré, qui accueille depuis plusieurs mois des milliers de réfugiés soudanais fuyant les violences. La délégation de la CADHP a exprimé sa profonde inquiétude face aux conditions de vie difficiles auxquelles sont confrontés les réfugiés, mais aussi les communautés hôtes, soumises à une forte pression sur les ressources locales.
Face à cette situation, la Commission africaine a lancé un appel pressant à la communauté internationale, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux organisations non gouvernementales, les exhortant à renforcer leur assistance humanitaire en faveur du Tchad. Elle a souligné l’urgence d’un soutien accru pour répondre aux besoins essentiels en matière de sécurité alimentaire, de santé, d’eau et de protection des droits humains.
La délégation a, par ailleurs, salué l’accueil réservé par les autorités tchadiennes et reconnu les efforts consentis par le gouvernement pour faire face à cet afflux massif de réfugiés, malgré des moyens limités. Une mobilisation jugée exemplaire dans un contexte régional marqué par l’instabilité.
En réponse, le Premier ministre Allah-Maye Halina a réaffirmé l’engagement ferme du gouvernement tchadien à poursuivre son assistance aux réfugiés soudanais et à travailler en étroite collaboration avec la CADHP et les partenaires internationaux. Il a insisté sur la nécessité d’une solidarité régionale et internationale renforcée pour faire face à cette crise humanitaire d’ampleur.
Cette audience illustre la préoccupation grandissante de l’Union africaine face à la détérioration de la situation humanitaire à la frontière tchado-soudanaise et met en lumière l’urgence d’une réponse collective durable pour protéger les populations affectées.




