La 30ᵉ Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP30) s’est ouverte ce 10 novembre 2025 à Belém, au Brésil. Axée sur la justice climatique, la bioéconomie et la protection des forêts tropicales, cette édition réunit chefs d’État, experts, organisations internationales et acteurs de la société civile autour d’un objectif commun : accélérer la réponse mondiale au dérèglement climatique.
Parmi les délégations africaines présentes, celle du Tchad s’est particulièrement distinguée. Conduite par la Ministre d’État, Ministre de la Femme et de la Petite Enfance, Mme Kitoko Gata Ngoulou, la mission tchadienne prend part aux différentes plénières et rencontres de haut niveau. Cette présence marque la volonté du pays de porter une voix forte sur les questions climatiques, tout en intégrant de manière affirmée la perspective de genre au cœur des politiques environnementales.

Selon les autorités tchadiennes, cette orientation s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, qui considère que « les politiques climatiques ne peuvent être efficaces sans prendre en compte l’impact disproportionné des changements climatiques sur les femmes et les enfants, et sans reconnaître leur rôle en tant qu’agentes du changement ».
La délégation tchadienne entend ainsi plaider pour une représentation accrue des femmes dans les instances décisionnelles liées au climat, et pour un financement plus ambitieux des projets d’autonomisation féminine intégrant des pratiques de résilience climatique. Dans un pays fortement exposé à la désertification, à l’insécurité alimentaire et aux crises hydriques, ces enjeux sont cruciaux.
Le Tchad souhaite également renforcer ses partenariats avec les institutions internationales présentes à Belém, notamment le PNUD, la Banque mondiale et d’autres acteurs engagés sur le continent africain, afin d’accélérer la mise en œuvre de programmes innovants de réponse climatique.
La COP30, qui se poursuit jusqu’au 21 novembre, devrait offrir un cadre favorable pour approfondir ces dynamiques, alors que les États sont de plus en plus appelés à traduire leurs engagements en actions concrètes.




