Le gouvernement de la République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans sa politique de réforme du système de santé. Ce 26 février 2026, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé, à la Primature, la cérémonie de signature d’un mémorandum d’entente sur la coopération sanitaire entre la RDC et les États-Unis, portant sur un financement global de 1,2 milliard de dollars américains. Sur cette enveloppe, 900 millions USD sont mobilisés par le gouvernement américain, tandis que 300 millions USD seront apportés par la partie congolaise.
Cet accord ambitieux vise à intensifier la lutte contre les grandes endémies qui affectent le pays, notamment le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme. Il prévoit également un appui accru à la santé maternelle et infantile ainsi que la poursuite des efforts d’éradication de la poliomyélite. Au-delà des programmes verticaux, le partenariat entend renforcer durablement les capacités du personnel de santé, améliorer la préparation aux urgences sanitaires et poser les bases d’un système plus résilient.
Pour la cheffe du gouvernement, cet engagement financier et technique marque une avancée stratégique vers la couverture santé universelle. « Notre ambition est d’installer durablement un système de santé solide, accessible et financé de manière responsable », a-t-elle déclaré, soulignant la nécessité d’une gestion rigoureuse et orientée vers les résultats.
À travers cet accord, l’exécutif congolais réaffirme sa volonté de consolider la souveraineté sanitaire du pays, en cohérence avec le quatrième pilier du Programme d’actions du gouvernement 2024-2028, consacré à l’accès aux soins de qualité pour tous. Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et épidémiologiques persistants, ce partenariat apparaît comme un levier majeur pour moderniser l’offre de soins et renforcer la résilience du système de santé congolais.




