Sous l’égide de l’État-major général des forces armées libyennes, les commandants des forces mixtes libyo-tchadiennes se sont retrouvés ce mercredi à Benghazi pour une réunion stratégique de haut niveau. Une étape jugée déterminante dans le resserrement de la coopération militaire entre les deux pays, confrontés à des défis sécuritaires persistants le long de leur frontière partagée.
À la tête de la délégation tchadienne, le Général Charif Dadi Adam, nommé le 17 octobre dernier commandant des forces mixtes, a conduit les échanges avec la partie libyenne, représentée par le Brigadier General Abdelfattah Abouziad, commandant des forces mixtes libyennes, et le Major General Abdessalam El-Hassi, adjoint au commandant des forces terrestres.
Au menu des discussions : l’élaboration de mécanismes opérationnels communs visant à renforcer la surveillance, lutter contre les infiltrations transfrontalières et sécuriser les zones sensibles. Dans un contexte où la bande sahélo-saharienne demeure exposée aux trafics et aux mouvements armés, les deux armées ambitionnent de déployer une coopération plus structurée et plus réactive.
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité d’une série de consultations bilatérales entamées ces derniers mois. Les deux parties ont convenu d’intensifier l’échange de renseignements, d’améliorer la coordination sur le terrain et de renforcer la présence militaire conjointe le long de la frontière.
Au-delà des aspects techniques, la réunion de Benghazi traduit une volonté politique claire : celle d’ancrer durablement la stabilité aux confins libyo-tchadiens et de consolider un front commun face aux menaces régionales. Une priorité partagée dans une zone stratégique où les enjeux sécuritaires demeurent élevés.




