L’Organisation mondiale de la santé (Organisation mondiale de la santé) tire la sonnette d’alarme face aux conséquences humanitaires de l’escalade militaire au Moyen-Orient. Selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au moins 13 attaques contre des structures de santé ont été vérifiées en Iran depuis le 28 février, dans un contexte marqué par des frappes menées par Israël et les États-Unis.
Lors d’un point de presse tenu à Genève, le chef de l’agence onusienne a indiqué que ces attaques avaient également touché un établissement de santé au Liban. Sans désigner de responsable, il a insisté sur la gravité de ces incidents qui affectent directement les services médicaux dans des zones déjà fragilisées par les hostilités.
La directrice régionale de l’OMS pour la Méditerranée orientale, la Dre Hanan Balkhy, a précisé que ces attaques ont entraîné la mort de quatre professionnels de santé et fait 25 blessés parmi le personnel médical en Iran. Elle a également signalé des dégâts matériels : quatre ambulances endommagées, onze hôpitaux et six postes d’urgence préhospitaliers affectés au cours des cinq derniers jours.
Selon les premières évaluations, la majorité des établissements touchés n’ont subi que des dommages mineurs, principalement en raison de leur proximité avec les sites visés par les bombardements plutôt que d’attaques directes.
L’OMS a par ailleurs indiqué que les opérations de son centre logistique pour les urgences sanitaires mondiales situé à Dubaï, aux Émirats arabes unis, ont été suspendues en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans la région.
Cette alerte intervient alors que l’offensive militaire lancée ces derniers jours contre l’Iran continue d’alourdir le bilan humain. Les autorités iraniennes font état d’au moins 926 morts, parmi lesquels le guide suprême Ali Khamenei et plusieurs hauts responsables militaires. En riposte, Téhéran a mené des frappes de drones et de missiles visant Israël ainsi que certains pays du Golfe accueillant des installations militaires américaines, faisant craindre un élargissement du conflit à l’ensemble de la région.




