Centrafrique : une mission historique des autorités locales dans des zones enclavées de la Bamingui-Bangoran

Pour la première fois depuis 1980, les autorités locales de République centrafricaine ont effectué une mission de terrain dans les villages reculés de Gaskaye, Chari et Ngolongosso, situés dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, avec l’appui de la MINUSCA. Longtemps inaccessibles en raison de l’insécurité persistante et de l’état dégradé des routes, ces localités ont pu être atteintes grâce à une escorte renforcée assurée par la force onusienne, marquant un tournant symbolique dans la présence de l’État dans ces zones isolées.

Pour la première fois depuis 1980, les autorités locales de République centrafricaine ont effectué une mission de terrain dans les villages reculés de Gaskaye, Chari et Ngolongosso, situés dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, avec l’appui de la MINUSCA. Longtemps inaccessibles en raison de l’insécurité persistante et de l’état dégradé des routes, ces localités ont pu être atteintes grâce à une escorte renforcée assurée par la force onusienne, marquant un tournant symbolique dans la présence de l’État dans ces zones isolées.

Profitant de cette descente, le préfet a engagé des échanges avec les autorités locales et les représentants de l’UPC autour du Programme national de DDR, du respect des lois nationales et de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA. Il a également insisté sur la nécessité de renforcer la cohésion sociale, de privilégier des mécanismes pacifiques de résolution des conflits et de valoriser le rôle des structures communautaires, notamment le CMOP, le Forum des droits de l’homme et le Comité des sages.

Sur le terrain, les populations ont exprimé des préoccupations persistantes liées à l’insécurité et au manque criant de services de base. Alexis Mayissara, vice-président de la jeunesse de Gaskaye, a déploré une situation sécuritaire qui entrave la libre circulation, tout en soulignant l’absence d’infrastructures sanitaires adéquates, d’eau potable et d’opportunités de formation pour les jeunes. Il a plaidé pour la mise en place de programmes de formation professionnelle, à l’image de ceux déjà initiés à Ndélé.

Dans une perspective de prévention, des points focaux ont été identifiés et formés pour assurer l’alerte précoce en cas de tensions et le suivi des violations des droits humains. Pour de nombreux habitants, cette visite revêt un caractère historique. « Voir les autorités locales et la MINUSCA nous semble irréel. Nous nous sentions abandonnés par l’État depuis 1980 », a confié un leader communautaire, illustrant l’espoir suscité par ce retour progressif de l’administration dans ces territoires longtemps marginalisés.

Trace Infos
Trace Infos
Articles: 2370

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *