Dans le quartier Galabadjia 3, situé dans le 8ᵉ arrondissement de Bangui, la consommation du vin de palme, appelé localement « Kangoya », suscite de vives inquiétudes auprès des habitants et des acteurs de santé. Selon le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH), cette boisson traditionnelle, élaborée à partir de la sève fermentée du palmier, est de plus en plus consommée par les jeunes de la zone.
La popularité du vin de palme à Galabadjia 3 s’explique par plusieurs facteurs : son prix accessible, sa large disponibilité dans les points de vente locaux et la dimension sociale et conviviale qu’il favorise. Pour de nombreux jeunes, cette boisson accompagne des moments d’échange et de détente entre amis.
Cependant, cette consommation croissante n’est pas sans risques. Le RJDH rapporte que certains jeunes en boivent en grande quantité, ce qui peut entraîner des troubles de l’hypertension, une fatigue sexuelle et d’autres conséquences néfastes sur la santé à long terme. Bien que perçu comme moins dangereux que d’autres alcools, l’alcool issu du vin de palme n’en demeure pas moins un facteur de vulnérabilité pour la jeunesse.
Les habitants et responsables locaux appellent désormais à une sensibilisation accrue sur les effets de l’alcool et à des mesures pour limiter les abus, afin de préserver la santé des jeunes du quartier.




