Centrafrique : le gouvernement conteste l’origine d’un mémorandum attribué à la communauté Azandé

Le gouvernement centrafricain remet en cause l’authenticité d’un mémorandum présenté comme émanant de la communauté Azandé du Haut-Mbomou et récemment adressé au Secrétaire général des Nations unies. Selon les autorités, ce document n’a jamais été validé ni porté par les populations locales concernées.

Le gouvernement centrafricain remet en cause l’authenticité d’un mémorandum présenté comme émanant de la communauté Azandé du Haut-Mbomou et récemment adressé au Secrétaire général des Nations unies. Selon les autorités, ce document n’a jamais été validé ni porté par les populations locales concernées.

L’information a été confirmée au RJDH par le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, et par le préfet du Haut-Mbomou, Léonard Mbélé, à l’issue de plusieurs consultations menées avec les autorités locales, notamment les chefs de villages et responsables communautaires de la région.

D’après le préfet Léonard Mbélé, la polémique est née après la diffusion du mémorandum, daté du 15 janvier 2026, soit le jour même d’une réunion officielle qu’il présidait avec des leaders communautaires. « Les chefs communautaires affirment n’avoir jamais été associés à la rédaction de ce document, ni même informés de son existence », a-t-il déclaré, soulignant que certains se disent surpris de retrouver leurs noms et signatures au bas du texte.

Face à ces irrégularités, plusieurs chefs locaux envisagent la rédaction d’un contre-mémorandum afin de dénoncer ce qu’ils considèrent comme une manipulation. Pour le préfet du Haut-Mbomou, il s’agirait d’un document « monté de toutes pièces depuis Bangui » par des acteurs opposés au processus de paix et à la stabilité de la région.

Lors d’une conférence de presse tenue le 21 janvier, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, a annoncé la publication prochaine d’un communiqué officiel pour clarifier la position de l’exécutif. Il a également mis en doute les véritables intentions des auteurs du mémorandum, évoquant une manœuvre politique déguisée. « Ce texte ne peut pas être l’œuvre de simples chefs de village. Il y a derrière des auteurs intellectuels clairement identifiables », a-t-il estimé.

Réaffirmant la détermination des autorités à préserver l’ordre et la stabilité, le porte-parole du gouvernement a assuré que l’État usera de tous les moyens légaux pour rétablir son autorité sur l’ensemble du territoire national. Il a également rejeté les accusations formulées contre le gouvernement et la MINUSCA, les qualifiant de « fuites en avant ».

« Nous ne voulons pas d’une nouvelle rébellion qui viendrait remettre en cause les acquis de la paix. La cohésion nationale prévaudra et une solution durable sera trouvée », a conclu Maxime Balalou.

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