La République centrafricaine est confrontée à une nouvelle flambée de violences dans le sud-est du pays, en pleine période électorale. Des affrontements ont opposé les Forces armées centrafricaines (FACA) à la milice AAKG, notamment dans la localité de Zémio, attaquée le 1er janvier, alors même que les résultats des élections du 28 décembre commençaient à être proclamés.
Selon les autorités centrafricaines, ces combats ont fait plusieurs blessés parmi les soldats ainsi qu’au moins une victime civile. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) est intervenue pour appuyer les forces nationales et contribuer au rétablissement du calme dans la zone.
Ces violences s’inscrivent dans un contexte de fortes tensions liées au processus électoral. À Bambouti, toujours dans le sud-est du pays, des perturbations avaient été enregistrées lors du scrutin, avec l’enlèvement de responsables locaux par la milice AAKG. En réaction, une opération militaire a été déclenchée par les autorités, entraînant une détérioration rapide de la situation sécuritaire.
D’après les Nations unies, ces opérations ont provoqué la fuite d’environ 2 500 personnes vers le Soudan du Sud voisin, accentuant la crise humanitaire dans une région déjà fragilisée par l’insécurité et l’isolement géographique.
Alors que les résultats électoraux continuent d’être consolidés, la situation demeure tendue dans le sud-est du pays. Des négociations seraient en cours en vue d’obtenir la libération des otages et d’éviter une escalade supplémentaire des violences, dans un contexte où la stabilité politique et sécuritaire reste un enjeu majeur pour la Centrafrique.




