En Centrafrique, les tensions post-électorales prennent une nouvelle tournure inquiétante. L’ancien Premier ministre centrafricain et candidat à l’élection présidentielle du 28 décembre dernier, Anicet Georges Dologuélé, a affirmé dans une publication diffusée sur sa page Facebook que trois membres de son équipe de sécurité ont été enlevés dans la nuit du lundi au mardi, aux environs de 1h45 du matin. Selon ses déclarations, ces enlèvements auraient été perpétrés par des hommes appartenant au groupe Wagner, qui auraient conduit les victimes vers une destination inconnue.
Cette annonce, faite sous le sceau de l’alerte, suscite une vive préoccupation au sein de l’opinion publique et de la classe politique centrafricaine, dans un contexte déjà marqué par des tensions sécuritaires et politiques persistantes. Aucune réaction officielle des autorités n’a, pour l’heure, été enregistrée concernant ces accusations. Le parti URCA, qui soutient la candidature d’Anicet Georges Dologuélé sous la bannière « AGD Alternance », appelle à la mobilisation et exige des éclaircissements sur le sort des personnes enlevées, tandis que les regards se tournent vers les autorités compétentes pour faire la lumière sur cette affaire aux implications potentiellement graves pour le climat politique et sécuritaire du pays.




