Les autorités judiciaires burkinabè ont annoncé l’arrestation d’un suspect majeur dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Viviane Compaoré, ancienne ministre des Transports à la fin des années 1990. L’homme interpellé est âgé de 26 ans et appartiendrait à la famille élargie de la victime, selon des sources judiciaires.
D’après les premiers éléments communiqués par la justice, le mobile du crime serait lié à une rancœur personnelle profondément ancrée. Le suspect aurait tenu Viviane Compaoré pour responsable de ses échecs personnels ainsi que d’accusations de vol portées contre lui par le passé. Une animosité qui aurait progressivement nourri un projet criminel prémédité.
Selon les aveux recueillis par les enquêteurs, les faits se seraient déroulés dans la nuit du 10 janvier, aux environs de 3 heures du matin. Le suspect se serait introduit au domicile de l’ex-ministre avant de se dissimuler à l’intérieur de la concession. Il aurait ensuite profité de l’ouverture des portes par une domestique pour passer à l’acte.
Toujours selon sa version des faits, l’homme aurait maîtrisé Viviane Compaoré par strangulation avant de lui porter des coups mortels à l’aide d’un couteau trouvé sur place. Après avoir commis l’irréparable, il aurait pris le temps de changer de vêtements avant de quitter les lieux. Lors de sa fuite, il aurait emporté plusieurs objets appartenant à la victime, notamment trois téléphones portables, une tablette électronique ainsi qu’une somme de 50 000 francs CFA.
Des éléments matériels viennent étayer les soupçons des enquêteurs. Plusieurs des objets déclarés volés ont été retrouvés en possession du suspect au moment de son arrestation, renforçant ainsi les charges retenues contre lui.
Ce dossier, particulièrement sensible en raison du profil de la victime, continue de mobiliser les autorités judiciaires. L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce meurtre et d’établir l’ensemble des responsabilités. La justice burkinabè assure avancer avec diligence pour que ce crime ne reste pas impuni.




