Burkina Faso : Paul-Henri Sandaogo Damiba ramené à Ouagadougou après plus de trois ans d’exil

L’ex-président de la transition burkinabè, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, renversé lors du coup d’État du 30 septembre 2022, a été ramené à Ouagadougou le samedi 17 janvier 2026, mettant fin à plus de trois années d’exil au Togo. Selon des informations concordantes, l’ancien chef de l’État aurait été interpellé le même jour avant d’être transféré vers la capitale burkinabè à bord d’un avion privé, affrété par les services de renseignement togolais, puis remis aux autorités du Burkina Faso.

L’ex-président de la transition burkinabè, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, renversé lors du coup d’État du 30 septembre 2022, a été ramené à Ouagadougou le samedi 17 janvier 2026, mettant fin à plus de trois années d’exil au Togo. Selon des informations concordantes, l’ancien chef de l’État aurait été interpellé le même jour avant d’être transféré vers la capitale burkinabè à bord d’un avion privé, affrété par les services de renseignement togolais, puis remis aux autorités du Burkina Faso.

Ce retour intervient dans un contexte sécuritaire et politique marqué par la multiplication d’affaires liées à des tentatives présumées de déstabilisation du pays. Le nom de Paul-Henri Sandaogo Damiba a, à plusieurs reprises, été cité dans des dossiers sensibles, notamment lors de récents témoignages diffusés sur la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB), où il a été évoqué comme une figure apparaissant dans différents récits liés à des complots contre les institutions en place.

Dès octobre 2024, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, avait publiquement évoqué la possibilité d’une extradition de son prédécesseur. Répondant à un auditeur sur les ondes de la radio nationale, il avait confirmé l’existence d’échanges entre Ouagadougou et Lomé, tout en restant prudent sur l’issue du processus. « Je ne promets rien, mais j’espère qu’il sera extradé », avait-il alors déclaré, laissant entrevoir une coopération judiciaire et sécuritaire entre les deux pays.

Le rapatriement de l’ex-chef de la transition ouvre désormais une nouvelle séquence politique et judiciaire au Burkina Faso. Si aucune communication officielle n’a encore précisé les suites réservées à cette affaire, cette évolution est perçue par de nombreux observateurs comme un signal fort des autorités burkinabè dans leur volonté de faire la lumière sur les tentatives de déstabilisation et de renforcer la souveraineté de l’État face aux menaces internes et externes.

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