Le Burkina Faso a obtenu l’extradition de l’ancien président de la transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui s’était installé au Togo après sa chute du pouvoir. L’information marque un tournant majeur dans les dossiers politico-judiciaires liés aux événements qui ont secoué le pays depuis 2022.
Selon des sources judiciaires, Paul-Henri Sandaogo Damiba devra répondre devant la justice burkinabè de plusieurs chefs d’accusation lourds, notamment détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite criminel, corruption, incitation à la commission de délits et de crimes, recel aggravé et blanchiment de capitaux. Ces accusations s’inscrivent dans une série d’enquêtes ouvertes sur la gestion de la transition qu’il avait dirigée avant d’être renversé.
Les dernières informations publiques concernant l’ancien chef de la transition remontaient au début de l’année 2026, à la suite du démantèlement d’un complot visant l’assassinat du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Dans le cadre de cette affaire, le nom de Damiba avait été cité par les autorités comme celui du « principal acteur », s’ajoutant à d’autres tentatives présumées de déstabilisation auxquelles il aurait déjà été mêlé.
D’après des sources sécuritaires, sa persistance supposée à vouloir « couper la tête » du chef de la Révolution progressiste populaire aurait conduit Ouagadougou à accentuer la pression diplomatique sur Lomé en vue de son extradition. Les autorités burkinabè auraient ainsi activé les mécanismes de coopération judiciaire entre les deux pays.
L’extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba ouvre désormais la voie à une série de procédures judiciaires très attendues, dans un contexte où les autorités actuelles affirment vouloir lutter contre l’impunité et solder les dossiers liés aux tentatives de déstabilisation de l’État. Les prochaines semaines devraient permettre de préciser le calendrier judiciaire et les modalités de sa comparution devant les juridictions compétentes.




