Sous un important dispositif protocolaire, le pape Léon XIV a entamé ce jeudi une visite officielle de quatre jours en Turquie, première étape d’un déplacement qui le conduira également au Liban. Accueilli en milieu de journée au palais présidentiel par Recep Tayyip Erdogan, le souverain pontife a livré un message fort, invitant la Turquie à jouer un rôle de “stabilisateur” dans un monde marqué par des tensions géopolitiques croissantes.
Les hymnes du Vatican et de la République turque, ponctués de coups de canon, ont marqué l’arrivée du pape, témoignage de l’importance accordée par Ankara à cette visite. Dans son allocution, Léon XIV a salué la position stratégique du pays, “pont entre l’Orient et l’Occident, entre l’Asie et l’Europe”, soulignant qu’il constitue un “carrefour de cultures et de religions” capable de favoriser le dialogue en période de fractures internationales.
“Puisse la Turquie être un facteur de stabilité et de rapprochement entre les peuples, au service d’une paix juste et durable”, a-t-il déclaré, appelant implicitement Ankara à renforcer son rôle diplomatique dans la région, notamment sur les dossiers syriens, migratoires et interconfessionnels.
Ce voyage, le premier du pape Léon XIV sur le sol turc depuis le début de son pontificat, revêt une portée à la fois politique et symbolique. Les prochaines étapes de son déplacement devraient être marquées par des rencontres avec les responsables religieux et par un message de soutien aux communautés chrétiennes du Moyen-Orient, avant son départ pour Beyrouth.
La visite intervient dans un contexte où la Turquie cherche à affirmer sa place sur la scène internationale, tandis que le Vatican multiplie les appels au dialogue face aux crises sécuritaires et humanitaires qui secouent la région.




