Afrique: Saïd Larifou interpelle les dirigeants africains et plaide pour un Droit international africain

L’avocat et expert des dynamiques de pouvoir en Afrique, Saïd Larifou, a adressé une lettre ouverte aux chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine à l’occasion de leur réunion à Addis-Abeba. Intitulée « Le Droit ou l’Abîme : Plaidoyer pour la fin de l’arbitraire et l’avènement du Droit International Africain (Dakar 2026) », cette correspondance sonne comme un appel solennel en faveur du renforcement de l’État de droit sur le continent.

L’avocat et expert des dynamiques de pouvoir en Afrique, Saïd Larifou, a adressé une lettre ouverte aux chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine à l’occasion de leur réunion à Addis-Abeba. Intitulée « Le Droit ou l’Abîme : Plaidoyer pour la fin de l’arbitraire et l’avènement du Droit International Africain (Dakar 2026) », cette correspondance sonne comme un appel solennel en faveur du renforcement de l’État de droit sur le continent.

Dans son message, Saïd Larifou se pose en « témoin des blessures judiciaires » qui, selon lui, fragilisent plusieurs pays africains. Il évoque des situations en Guinée-Bissau, aux Comores, en Ouganda, au Tchad et dans certaines régions d’Afrique du Nord, dénonçant des détentions qu’il estime arbitraires, des exils forcés et des atteintes aux libertés politiques. L’avocat pointe ce qu’il qualifie de « neutralité coupable » face à ces dérives et appelle les élites africaines à rompre le silence.

Pour Saïd Larifou, l’enjeu dépasse les cas individuels. Il estime que l’avenir démographique et économique de l’Afrique impose une refondation juridique solide. À l’horizon 2050, rappelle-t-il, le continent comptera près de 2,5 milliards d’habitants. « Sans sécurité juridique, il n’y a pas d’investissement ; sans justice, il n’y a pas de paix », soutient-il, plaidant pour une souveraineté juridique africaine capable de garantir stabilité et développement endogène.

C’est dans cette dynamique que Saïd Larifou annonce l’initiative de la Conférence Dakar 2026 sur le Droit international africain, prévue en novembre 2026. Présentée comme un cadre de réflexion et de production normative, cette rencontre ambitionne de permettre à l’Afrique de devenir actrice de ses propres standards juridiques. À travers cette lettre, l’avocat appelle les dirigeants du continent à faire du droit et de la justice les piliers d’une nouvelle ère politique africaine.

Constant Danimbe
Constant Danimbe
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