L’Afrique pourrait enregistrer une performance économique supérieure à celle de l’Asie en 2026. C’est ce qui ressort des projections publiées par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), qui s’appuie notamment sur des données du Fonds monétaire international.
Selon ces prévisions, la croissance moyenne en Afrique subsaharienne devrait atteindre 4,6 % en 2026. Dans le même temps, les économies asiatiques combinées devraient ralentir à environ 4,1 %. Une évolution qui marquerait un tournant symbolique, l’Asie étant traditionnellement perçue comme l’un des moteurs majeurs de la croissance mondiale.
Une dynamique africaine en progression
La CEA souligne qu’actuellement, certaines économies africaines affichent déjà des taux de croissance proches de 6 %, dépassant largement la moyenne continentale estimée à 4,1 %. Cette dynamique est portée par plusieurs facteurs, notamment la diversification progressive des économies, les investissements dans les infrastructures, la montée en puissance du secteur des services et la mise en œuvre de réformes structurelles.
L’amélioration relative des perspectives en Afrique subsaharienne traduit également une résilience face aux chocs extérieurs, notamment les fluctuations des prix des matières premières, les tensions géopolitiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales.
Un ralentissement en Asie
De son côté, l’Asie, longtemps locomotive de la croissance mondiale, devrait connaître un ralentissement modéré. Les projections tablent sur une croissance combinée d’environ 4,1 % en 2026. Plusieurs facteurs expliquent cette décélération, notamment le tassement de la demande mondiale, les ajustements structurels dans certaines grandes économies asiatiques et les incertitudes liées au commerce international.
Même si l’écart reste relativement limité, le fait que l’Afrique subsaharienne puisse dépasser l’Asie en matière de croissance constitue un signal fort pour les investisseurs et les partenaires économiques internationaux.
Des perspectives à consolider
Toutefois, les experts rappellent que ces projections demeurent conditionnées à la stabilité macroéconomique, à la poursuite des réformes et à la maîtrise des risques internes et externes. La consolidation des finances publiques, l’amélioration du climat des affaires et l’accélération de l’industrialisation restent des leviers essentiels pour maintenir cette trajectoire ascendante.
En se référant aux chiffres du FMI, la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique met en lumière une opportunité stratégique pour le continent : transformer cette croissance annoncée en développement inclusif et durable.
Si ces prévisions se confirment, 2026 pourrait ainsi marquer une étape importante dans le repositionnement de l’Afrique sur l’échiquier économique mondial.




