Afrique : le Burkina Faso mise sur le “Made in Burkina” pour conquérir le marché du café

Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans sa quête de souveraineté économique. L’entreprise burkinabè Natobé Zanga vient de lancer Café Dia, le premier café entièrement produit, transformé et conditionné sur le sol national. Une avancée majeure pour un pays longtemps dépendant des importations dans ce secteur stratégique.


Grâce à une nouvelle unité de transformation d’une capacité de 2 tonnes par jour, Natobé Zanga permet désormais au Burkina Faso de s’imposer comme un acteur crédible sur le marché du café. De la transformation à la commercialisation, toute la chaîne de valeur est désormais maîtrisée localement, créant ainsi des emplois et stimulant l’économie nationale.


Une alternative locale face aux produits importés


Jusqu’ici, le marché burkinabè du café était dominé par des marques étrangères, souvent coûteuses et peu accessibles à une large partie de la population. Avec Café Dia, les consommateurs burkinabè disposent désormais d’un café de qualité, à un prix compétitif, conçu pour répondre aux habitudes et au pouvoir d’achat locaux.
Le produit est proposé en paquets d’un kilogramme ainsi qu’en capsules, un format moderne qui s’adapte aux nouvelles tendances de consommation, notamment en milieu urbain. Cette diversité permet de toucher aussi bien les ménages que les bureaux, les cafés et les hôtels.


Un levier pour la consommation locale


Au-delà du produit, Café Dia s’inscrit pleinement dans la politique nationale de promotion de la consommation locale. En achetant ce café, les Burkinabè soutiennent directement une entreprise nationale, des producteurs, des transformateurs et toute une chaîne de valeur ancrée dans l’économie du pays.


Cette démarche contribue à réduire la sortie de devises, à renforcer l’industrie locale et à donner plus de poids aux initiatives privées nationales dans la transformation des matières premières.


Une vision stratégique pour l’économie burkinabè


Le lancement de Café Dia illustre une ambition plus large : celle de construire une économie plus résiliente, moins dépendante des importations et davantage fondée sur la valorisation des ressources locales. En développant une filière café locale, Natobé Zanga participe à l’émergence d’un nouveau secteur industriel capable de générer de la richesse et de l’emploi.


Dans un contexte régional marqué par les défis économiques et les aspirations à une plus grande souveraineté, ce projet apparaît comme un signal fort : le Burkina Faso peut produire, transformer et consommer ce qu’il vend.


Avec Café Dia, le café devient ainsi bien plus qu’une boisson : il devient un symbole du Made in Burkina, de l’innovation locale et de la volonté de bâtir une économie plus autonome et plus forte.

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