À Abéché, chef-lieu de la province du Ouaddaï, la gestion du Centre de santé de Salamat, situé dans le 2ᵉ arrondissement, serait au cœur de vives tensions. Depuis plus d’une décennie, l’établissement serait administré par un comité dominé par des proches des chefs de quartiers de sa zone de responsabilité. Le bureau récemment renouvelé comprendrait encore des fils et cousins de ces autorités locales, tandis que le trésorier occuperait son poste depuis près de dix ans. Une situation qui susciterait un profond mécontentement chez les jeunes du 2ᵉ arrondissement, lesquels dénonceraient un système jugé peu inclusif.
Alerté par ces contestations, l’administrateur délégué du 2ᵉ arrondissement, Seid Mirere, aurait convoqué une réunion d’urgence. Au cours des échanges, les chefs de quartiers auraient reconnu certains manquements et promis la mise en place d’un bureau plus représentatif. Toutefois, aucun changement concret n’aurait été observé à ce jour : le même comité continuerait de fonctionner et les opportunités liées aux campagnes sanitaires profiteraient toujours aux mêmes proches, selon plusieurs sources locales. Cette situation alimenterait un sentiment d’injustice et de marginalisation parmi une partie de la jeunesse, en décalage avec les ambitions affichées en matière de refondation et de bonne gouvernance. Les autorités locales seraient ainsi appelées à agir pour rétablir davantage d’équité et de transparence dans la gestion de cette structure sanitaire.




