Dans les rues animées de N’Djamena, une passion commune rassemble les jeunes : le football. Faute de terrains dédiés et d’infrastructures adaptées, ces passionnés improvisent des matchs sur les routes et les terrains vagues, prenant des risques considérables pour pratiquer leur sport favori. Entre trafic incessant et manque de sécurité, ils évoluent dans un climat périlleux où le moindre faux pas peut être fatal.
Un manque criant d’infrastructures sportives
Le constat est sans appel : N’Djamena manque cruellement d’espaces sportifs adéquats. De nombreux habitants dénoncent cette situation, affirmant que les autorités n’accordent pas suffisamment d’importance à la création de lieux de divertissement pour la jeunesse.
« Nous n’avons pas d’alternative, alors nous jouons là où nous pouvons, même si c’est dangereux », témoigne Mahamat, un jeune amateur de football.
Certains rappellent que des terrains avaient bel et bien été attribués au sport dans le passé, mais au fil des années, ces espaces ont été réaffectés à d’autres usages, laissant les jeunes sans solution viable.
« Ces terrains ont été transformés en marchés ou en zones commerciales. Aujourd’hui, il ne nous reste que la rue », déplore un autre joueur.
Une situation préoccupante
Au-delà du simple manque d’espaces, jouer dans la rue expose les jeunes à des dangers constants. Les risques d’accidents de la circulation sont omniprésents, et l’absence d’encadrement ou d’équipements adéquats accroît les chances de blessures. Pour de nombreux parents, cette situation est source d’inquiétude.
« On aimerait que nos enfants puissent jouer en toute sécurité, mais ce n’est pas possible ici », regrette une mère de famille.
Quelles solutions pour l’avenir ?
Face aux déboires du football tchadien et aux défaites qui s’enchaînent malgré l’ardeur des supporters, rêvant de victoires et de renouveau, les appels à l’action se multiplient.
« Sans infrastructures, sans terrains adaptés, comment espérer rivaliser sur la scène internationale ? », s’interroge un entraîneur local.
Le sport est un vecteur d’unité, un rempart contre les dérives de la rue. Il est temps que les autorités prennent la mesure de l’urgence et investissent enfin dans des espaces dédiés, où la jeunesse pourra cultiver son talent en toute sécurité.