À Kinshasa, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a animé, samedi 11 avril 2026, un séminaire consacré à la communication de crise au Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense. Cette rencontre stratégique s’inscrit dans un contexte sécuritaire tendu, marqué par ce que les autorités congolaises qualifient de guerre d’agression menée par le Rwanda.
Devant un parterre d’auditeurs issus des sphères civiles et militaires, le ministre a souligné l’importance capitale de la communication dans la gestion des crises contemporaines. Selon lui, au-delà des opérations sur le terrain, la bataille de l’information constitue un front décisif pour la défense des intérêts nationaux.
Patrick Muyaya a ainsi mis en avant trois piliers essentiels : l’anticipation des crises, la maîtrise des outils médiatiques et la lutte active contre la désinformation. « La communication n’est plus un simple accompagnement, elle est devenue un levier stratégique de sécurité et de souveraineté », a-t-il insisté, appelant à une mobilisation accrue des acteurs institutionnels et médiatiques.
Dans un environnement marqué par la circulation rapide des informations, souvent non vérifiées, le ministre a également exhorté à renforcer les capacités nationales en matière de veille informationnelle et de réponse rapide. L’objectif, a-t-il précisé, est de préserver l’image du pays tout en garantissant une information fiable aux citoyens.
Ce séminaire intervient alors que la République démocratique du Congo fait face à des défis sécuritaires persistants dans sa partie orientale, où la dimension informationnelle du conflit prend une ampleur croissante. À travers cette initiative, les autorités entendent positionner la communication comme un outil central dans la résilience nationale et la défense de la souveraineté.





