À N’Djaména, le Patronat de la Presse Tchadienne (PPT) est monté au créneau après l’agression d’un journaliste survenue le 28 mars dernier. Dans un communiqué rendu public le 30 mars 2026, l’organisation exprime sa « vive colère » face à ce qu’elle qualifie d’acte grave et inacceptable visant Souleymane Brahim, reporter au sein du média Tchadinfos.
Selon les éléments rapportés, le journaliste aurait été pris en filature par des individus non identifiés circulant à bord d’un véhicule de type Toyota Corolla aux vitres teintées et sans plaque d’immatriculation, avant d’être agressé en pleine journée. Pour le PPT, cet incident dépasse le cadre d’un fait isolé et s’inscrit dans une dynamique préoccupante de pressions et de violences récurrentes à l’encontre des professionnels des médias au Tchad.
Dans un ton ferme, l’organisation condamne « avec la plus grande rigueur » cette attaque qu’elle considère comme une violation flagrante des droits fondamentaux et une atteinte directe à la liberté de la presse. Elle rappelle que toute tentative d’intimidation ou de réduction au silence des journalistes constitue une menace contre le droit du public à une information libre, pluraliste et indépendante.
Face à la gravité des faits, le Patronat de la presse tchadienne interpelle les autorités compétentes et formule plusieurs exigences, notamment l’ouverture immédiate d’une enquête « sérieuse, crédible et transparente », l’identification rapide des auteurs ainsi que leur traduction en justice. L’organisation appelle également à la mise en œuvre urgente de mesures concrètes pour garantir la sécurité des journalistes sur l’ensemble du territoire.
Insistant sur la responsabilité de l’État, le PPT souligne que la protection des journalistes ne relève pas d’un choix mais d’une obligation régalienne. Il prévient que tout manquement à ce devoir engagerait directement la responsabilité des pouvoirs publics.
Le Patronat réaffirme sa détermination à défendre sans concession la liberté de la presse et les droits des journalistes, dans un contexte où les menaces à l’encontre des médias suscitent une inquiétude croissante au sein de la profession.




