Le Ministère des Finances du Tchad a annoncé, à travers un communiqué publié le 23 mars 2026 à N’Djamena, que l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a décidé de maintenir la note souveraine du Tchad à « B- », assortie d’une perspective stable. Une décision qui traduit, selon les autorités, la confiance de l’agence dans la trajectoire économique du pays.
D’après le document, cette confirmation repose notamment sur une croissance jugée robuste, un niveau d’endettement considéré comme modéré et le soutien continu des partenaires internationaux. L’agence met en avant des perspectives macroéconomiques favorables, avec une croissance du PIB réel estimée à 5 % en 2026, soutenue par le développement des infrastructures et des services.
S&P souligne également l’amélioration du profil de la dette tchadienne, caractérisé par une part importante de financements concessionnels, ce qui contribue à limiter la charge des intérêts. Par ailleurs, les efforts engagés par les autorités dans la mobilisation des recettes intérieures, à travers des réformes fiscales et douanières, sont salués comme des avancées significatives.
Le communiqué rappelle en outre l’importance du programme conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), approuvé en 2025, ainsi que l’appui des partenaires bilatéraux et multilatéraux dans la mise en œuvre du Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 ». Ces initiatives sont présentées comme des leviers essentiels pour accélérer les réformes structurelles et soutenir la diversification de l’économie.
Toutefois, l’agence de notation met en lumière certains défis persistants, notamment la dépendance du pays au secteur pétrolier. Malgré cela, les autorités estiment que les engagements financiers, dépassant les 20 milliards de dollars de promesses de financement pour le plan de développement, renforcent les perspectives de transformation économique.
En maintenant la note du Tchad, S&P envoie un signal jugé positif aux investisseurs. Le gouvernement y voit une opportunité de consolider la crédibilité financière du pays et d’attirer davantage de capitaux privés, tout en renforçant la confiance des partenaires internationaux dans la dynamique de réformes engagée.


