À N’Djaména, la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a exprimé une vive indignation face à la multiplication des violences sexuelles visant des enfants, notamment des mineures âgées de 2 à 7 ans, selon un communiqué publié le 18 mars 2026. À la suite d’une audience tenue le 17 mars avec les parents des victimes, l’institution dit avoir pris la pleine mesure de faits d’une gravité exceptionnelle, constituant des violations flagrantes des droits fondamentaux de l’enfant. En réaction, la CNDH a annoncé sa décision de se constituer partie civile aux côtés des victimes afin de contribuer à la manifestation de la vérité et à l’établissement des responsabilités. Elle entend mobiliser tous les moyens légaux, y compris la mise à disposition d’avocats, pour garantir un suivi rigoureux des procédures judiciaires. Rappelant que la protection de l’enfant est une obligation constitutionnelle, la Commission appelle à une mobilisation générale des autorités, de la justice, des forces de sécurité, des leaders communautaires et des médias, tout en réaffirmant que nul n’est au-dessus de la loi et que justice devra être rendue aux victimes.




