Le gouvernement du Ghana a officiellement protesté auprès de l’Organisation des Nations unies à la suite d’une attaque ayant visé son contingent de Casques bleus déployé au Liban. L’incident, survenu vendredi soir dans la zone frontalière, aurait été provoqué par une opération menée par l’armée israélienne.
Selon des informations relayées par plusieurs médias, deux soldats ghanéens servant dans la mission de maintien de la paix ont été grièvement blessés lors de l’attaque. Le mess des officiers du bataillon ghanéen a par ailleurs été entièrement détruit par un incendie déclenché après des tirs de roquettes.
Les autorités d’Accra ont vivement réagi à cet incident qu’elles qualifient de grave violation du droit international. Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a dénoncé un acte pouvant s’apparenter à un crime de guerre et a appelé à l’ouverture d’une enquête internationale.
Dans une déclaration officielle, le chef de la diplomatie ghanéenne a insisté sur la nécessité d’établir les responsabilités. « Nous exigeons une enquête complète, immédiate, impartiale et transparente sur cette attaque », a-t-il déclaré, soulignant que la sécurité des forces de maintien de la paix doit être garantie en toutes circonstances.
La protestation du Ghana a été formellement transmise au secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Accra demande à l’organisation internationale de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’identifier les responsables et de les traduire en justice.
Le contingent ghanéen est déployé dans le sud du Liban dans le cadre de la mission de maintien de la paix de l’ONU, chargée de surveiller la situation sécuritaire le long de la frontière entre le Liban et Israël. Cette région reste régulièrement marquée par des tensions et des échanges de tirs entre forces israéliennes et groupes armés présents au Liban.
Cet incident relance les inquiétudes concernant la sécurité des Casques bleus opérant dans cette zone sensible du Moyen-Orient. Le Ghana, qui figure parmi les contributeurs importants aux missions de maintien de la paix des Nations unies, affirme suivre de près l’évolution de la situation et appelle à des mesures pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent.




