Réuni en session extraordinaire le 1er mars 2026 à Niamey, le Directoire national de la Dynamique des Syndicats du Secteur de l’Éducation et de la Formation (DSSEF) a publié un communiqué de presse n°003 dénonçant la situation « intolérable » que traversent les enseignants contractuels du Niger. L’organisation syndicale fustige un traitement jugé discriminatoire et humiliant, pointant le non-paiement régulier des pécules et l’accumulation d’arriérés, alors que, selon elle, les autres travailleurs nigériens perçoivent normalement leurs salaires et avantages.
Dans son texte, la DSSEF déplore une « politique à deux vitesses » qui fragilise l’unité du corps enseignant. Les contractuels, pourtant considérés comme l’ossature du système éducatif, seraient privés du strict minimum pour vivre dignement. Le Directoire national estime que cette situation, qui perdure, constitue une injustice sociale majeure et porte atteinte aux fondements mêmes de l’école nigérienne.
Face à cette crise, la Dynamique exige du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et du gouvernement le paiement immédiat et intégral de tous les arriérés de pécule, sans discrimination ni condition préalable. Elle réclame également la mise en place d’un mécanisme clair et contraignant pour solder définitivement la question, ainsi que la fin de ce qu’elle qualifie de « deux poids, deux mesures ».
Tout en prenant à témoin l’opinion nationale et internationale, le Directoire avertit que, faute de solution concrète dans les plus brefs délais, des actions syndicales « fermes et progressives » pourraient être engagées pour faire respecter les droits des enseignants contractuels. En attendant un éventuel mot d’ordre, la DSSEF appelle ses syndicats membres et l’ensemble des militants à rester mobilisés, sereins et vigilants.




