La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Valentine Rugwabiza, a échangé le 27 février 2026 à Bangui avec des représentants d’institutions nationales des droits de l’homme (INDH) d’Afrique francophone, à l’issue d’un atelier de renforcement des capacités organisé par la MINUSCA et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Les travaux ont porté sur la contribution des INDH aux mécanismes onusiens et africains de protection des droits humains, dans un contexte où la consolidation de l’État de droit demeure un enjeu central en République centrafricaine.
Cette rencontre de restitution a permis de dresser le bilan des trois jours d’échanges et de discuter des recommandations formulées pour appuyer le renforcement institutionnel de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CNDHLF). L’objectif affiché est clair : soutenir son processus d’accréditation au Statut A, standard international garantissant l’indépendance, la conformité aux Principes de Paris et la crédibilité de l’institution sur la scène internationale.
Président de la Commission des droits de l’homme du Cameroun et du Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’homme, James Mouangue Kobila a salué la participation constante des représentants du gouvernement centrafricain tout au long de l’atelier. Un signal fort, selon lui, d’un engagement politique en faveur du rôle stratégique de la CNDHLF comme pilier de la consolidation de la paix et de l’État de droit. Il s’est également félicité de l’ouverture des membres de la Commission centrafricaine aux contributions de leurs homologues africains, estimant que la dynamique d’apprentissage mutuel entre institutions sœurs, Nations Unies et Union africaine constitue un levier essentiel pour améliorer les pratiques nationales.
À travers cette initiative, les partenaires internationaux et régionaux entendent renforcer la crédibilité et l’efficacité des mécanismes nationaux de protection des droits humains en Afrique francophone, en misant sur la coopération, le partage d’expériences et l’alignement sur les standards internationaux.




