La Commission de l’Union africaine (CUA) a exprimé, ce 28 février 2026, sa « profonde préoccupation » face à l’intensification des hostilités au Moyen-Orient, à la suite de frappes militaires attribuées aux États-Unis en coordination avec les forces israéliennes contre des cibles situées en Iran.
Dans un communiqué officiel, le président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf, estime que cette opération marque « une grave intensification » de la crise régionale, susceptible d’avoir des répercussions bien au-delà du théâtre des affrontements.
Appel à la retenue et au respect du droit international
Face à cette escalade, le chef de l’exécutif continental appelle toutes les parties à faire preuve de retenue et à engager une désescalade urgente. Il insiste sur la nécessité d’un strict respect du droit international et des principes consacrés par la Organisation des Nations unies, notamment en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales.
Selon la Commission, toute nouvelle montée de tensions pourrait fragiliser davantage l’équilibre mondial, déjà éprouvé par plusieurs foyers de crise.
Des conséquences redoutées pour l’Afrique
Au-delà des considérations géopolitiques, l’Union africaine met en garde contre les effets indirects d’un embrasement prolongé. Une aggravation du conflit pourrait affecter les marchés énergétiques mondiaux, accentuer les tensions sur la sécurité alimentaire et peser sur la résilience économique des États africains.
Le continent, souligne la CUA, demeure particulièrement vulnérable aux chocs extérieurs, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants et des pressions inflationnistes liées aux fluctuations des prix des hydrocarbures et des denrées de base.
La diplomatie comme unique voie durableMahmoud Ali Youssouf exhorte par ailleurs les acteurs concernés à privilégier l’engagement diplomatique, saluant les efforts de médiation internationale en cours, notamment ceux facilités par le Oman.
« Une paix durable ne peut être obtenue par la force », rappelle le président de la Commission, réaffirmant que seule une solution politique négociée permettra d’éviter une détérioration supplémentaire de la situation et de préserver l’ordre international fondé sur des règles.
Alors que les tensions s’intensifient entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran, la position de l’Union africaine s’inscrit dans une ligne constante : privilégier le dialogue, contenir les affrontements et prévenir un élargissement du conflit dont les répercussions pourraient toucher bien au-delà du Moyen-Orient.




