À N’Djamena, le climat est monté d’un cran entre les agents des douanes et les forces impliquées dans une interpellation jugée « arbitraire » par le Syndicat National des Douanes (SYNAD). Dans un communiqué de presse publié le 24 février 2026, le syndicat affilié à l’Union des Syndicats du Tchad (UST) affirme que plusieurs de ses collègues du Bureau des Douanes de Nguéli 2 (Bureau conteneur) ont été interpellés le 23 février aux environs de midi, dans des circonstances qu’il qualifie d’alarmantes.
Selon le document signé par son président, Ahmat Hassan Aguid, le SYNAD alerte l’opinion nationale et internationale sur ce qu’il considère comme une atteinte grave aux droits des agents des douanes. Le syndicat se dit « profondément préoccupé » par une situation qui traduirait, d’après lui, un mépris inacceptable à l’égard des fonctionnaires dans l’exercice de leurs missions.
Le communiqué rappelle que les agents des douanes bénéficient d’une protection légale spécifique dans l’accomplissement de leurs fonctions. Le SYNAD invoque notamment l’article 88 du Code des Douanes de la CEMAC, qui interdit formellement à toute personne, civile ou militaire, d’entraver, de troubler ou d’exercer des violences contre des agents des douanes dans l’exercice de leurs missions. Les actes dénoncés, survenus devant des usagers, constitueraient non seulement une humiliation publique, mais aussi une atteinte à l’intégrité des institutions, selon le syndicat.
Dans un appel à l’apaisement et au respect des procédures légales, le SYNAD exige la libération immédiate des agents arrêtés et réclame que toute la lumière soit faite sur les circonstances de leur interpellation. Il demande également que leurs droits soient pleinement garantis et que des mesures concrètes soient prises pour assurer leur protection.
Le syndicat affirme qu’il ne tolérera aucune forme d’agression contre ses membres et appelle les autorités compétentes ainsi que l’ensemble des acteurs concernés à faire preuve de responsabilité afin de préserver l’autorité et la crédibilité des institutions publiques.
À ce stade, aucune réaction officielle des autorités mises en cause n’a encore été rendue publique.



