RDC–Burundi : le poste frontalier d’Uvira–Gatumba rouvre après deux mois de fermeture

Le poste frontalier reliant les villes d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), et Gatumba, au Burundi, a officiellement rouvert après près de deux mois de fermeture liée à l’insécurité provoquée par l’avancée des rebelles du M23. La décision a été prise d’un commun accord par les autorités des deux pays afin de rétablir la circulation des personnes et des marchandises sur cet axe stratégique.


Selon des sources administratives relayées par le média Actualité, la reprise des activités à la frontière marque un retour progressif à la normale après une période de fortes tensions sécuritaires dans la région. Le chef des services migratoires de Kavimvira, côté congolais, a précisé que les règles habituelles restent en vigueur. Les voyageurs devront ainsi se conformer aux formalités migratoires classiques, notamment la présentation d’un visa et des documents requis pour franchir la frontière.


Les autorités ont également fixé des horaires précis pour le passage des voyageurs et des commerçants. La frontière sera ouverte tous les jours entre 8 heures et 17 heures, permettant la reprise des échanges transfrontaliers essentiels pour les populations riveraines.


Le poste-frontière de Gatumba avait été fermé le 10 décembre 2025 par les autorités burundaises, à la suite de la prise de la ville voisine d’Uvira par les rebelles du M23. Cette décision visait à prévenir d’éventuels débordements du conflit sur le territoire burundais et à renforcer la sécurité nationale. La fermeture avait fortement perturbé les activités économiques locales, ce corridor constituant une voie commerciale importante pour les habitants des deux pays.


La situation sécuritaire s’est toutefois améliorée en janvier dernier avec la reprise du contrôle d’Uvira par les forces armées congolaises, ouvrant la voie à une normalisation progressive des relations transfrontalières.


La réouverture du poste frontalier d’Uvira–Gatumba est perçue comme un signal positif pour les opérateurs économiques et les populations locales, dont les moyens de subsistance dépendent largement du commerce transfrontalier. Elle devrait permettre la reprise des échanges commerciaux et faciliter les déplacements entre les deux pays, tout en maintenant des mesures de contrôle destinées à garantir la sécurité dans cette zone encore fragile.

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