Le Bureau exécutif provincial du Syndicat des enseignants du Tchad (SET), section du Mayo-Kebbi Ouest (MKO), a dénoncé des tracasseries policières dont seraient victimes plusieurs enseignants de la province. Dans un communiqué de presse rendu public le 21 février 2026 à Pala, les responsables syndicaux indiquent s’être réunis avec leurs démembrements pour examiner les plaintes enregistrées et analyser la situation.
Selon le syndicat, plusieurs enseignants seraient interpellés et empêchés de vaquer librement à leurs occupations dans un climat social jugé tendu. Le Bureau exécutif provincial affirme que ces pratiques perturbent le travail des enseignants et contribuent à dégrader davantage les conditions d’exercice dans la province.
Dans le communiqué, le SET/MKO rappelle que les enseignants ne sont pas les seuls à faire fonctionner l’appareil de l’État et estime que la situation actuelle doit cesser. Le syndicat affirme que les enseignants ont « assez souffert » et appelle à mettre fin aux tracasseries dénoncées.
Le Bureau exécutif provincial indique par ailleurs continuer à enregistrer les plaintes des enseignants victimes de ces pratiques, qualifiées de « honteuses », et invite les concernés à transmettre toutes les informations nécessaires afin de documenter les cas signalés.
Face à cette situation, le SET/MKO a annoncé un préavis de grève de trois jours, prévu du lundi 23 au mercredi 25 février 2026. Cette action vise, selon le syndicat, à attirer l’attention des autorités sur les difficultés rencontrées par les enseignants et à exiger des solutions rapides.
En attendant, le SET/MKO appelle l’ensemble des enseignants de la province du Mayo-Kebbi Ouest à demeurer vigilants, sereins et solidaires en vue d’éventuelles actions d’envergure si leurs revendications ne trouvent pas de réponse. Le communiqué est signé par le secrétaire général provincial du SET/MKO, Gonzebe Wahadabe.




