Le Mali affirme sa volonté de réorienter sa politique étrangère autour de la souveraineté nationale et du renforcement de ses alliances régionales. À l’occasion de la cérémonie des vœux du Corps diplomatique, le président de transition, Assimi Goïta, a souligné que la diplomatie malienne se concentre désormais sur la défense des intérêts nationaux et sur le rôle central du pays au sein de l’Alliance des États du Sahel.
Selon le chef de l’État malien, l’Alliance des États du Sahel constitue un cadre stratégique pour renforcer la coopération entre les pays membres, notamment dans les domaines de la sécurité et du développement économique. Il a présenté cette organisation comme un levier important pour faire face aux défis communs auxquels sont confrontés les États sahéliens.
Dans cette dynamique, le Mali entend diversifier ses partenariats internationaux tout en affirmant son indépendance diplomatique. Les autorités maliennes souhaitent développer des relations basées sur le respect mutuel et la non-ingérence, en privilégiant des coopérations jugées plus équilibrées.
Le président Assimi Goïta a également évoqué les priorités nationales qui orientent l’action diplomatique du pays. Parmi celles-ci figurent la refondation de l’État, la lutte contre la corruption et l’amélioration du climat des affaires afin d’attirer davantage d’investissements.
La question sécuritaire demeure toutefois au cœur des préoccupations des autorités maliennes. Confronté depuis plusieurs années à la menace des groupes armés et terroristes, le Mali considère la coopération régionale comme essentielle pour stabiliser le pays et l’ensemble du Sahel.
À travers cette orientation diplomatique, Bamako cherche à consolider sa position au sein de l’Alliance des États du Sahel et à affirmer son autonomie sur la scène internationale, tout en poursuivant ses efforts pour restaurer la stabilité et soutenir le développement économique.




