Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a fixé un ultimatum aux réfugiés de longue durée en Centrafrique. Selon une note datée du 8 janvier 2026, la plupart « n’auraient plus de raisons » de rester sur le territoire et sont invités à se porter candidats au rapatriement volontaire entre le 15 janvier et le 15 mars 2026, sous peine de voir leur statut annulé et leur séjour requalifié d’irrégulier.
La mesure concerne les réfugiés présents depuis plus de cinq ans. La Commission nationale pour les réfugiés (CNR) et le HCR sont chargés d’enregistrer les candidats et de leur fournir un « paquet d’assistance au retour ». L’administration justifie cette décision par un « changement fondamental de circonstances dans leurs pays d’origine ».
Cette annonce suscite inquiétude et interrogations : des milliers de réfugiés vivent depuis des années dans des conditions précaires, et tout retour doit rester volontaire et sécurisé, conformément au droit international et au principe de non-refoulement. Ni le HCR ni les ONG sollicitées n’avaient réagi au moment de la publication.
La mise en œuvre de cette politique sera scrutée de près par la communauté internationale pour s’assurer qu’elle respecte les droits fondamentaux des personnes concernées.



