Tchad : Violences sexuelles sur des enfants : Pahimi Padacké interpelle l’État et exige une enquête publique

Des informations jugées « persistantes et alarmantes » font état, depuis plusieurs jours, de cas présumés d’agressions sexuelles visant des enfants, y compris des nourrissons, dans plusieurs localités du pays. Face à la gravité de ces accusations, le sénateur Pahimi Padacké Albert est monté au créneau pour dénoncer des actes qu’il qualifie de « violences inhumaines et innommables », appelant les autorités à une réaction immédiate.


Dans une déclaration rendue publique, l’ancien Premier ministre s’est dit profondément préoccupé par la recrudescence de ces crimes, soulignant que « des enfants et même des bébés seraient victimes d’agressions sexuelles, de violences inhumaines et innommables ». Pour lui, ces actes ne relèvent pas uniquement de la délinquance sexuelle ordinaire. Il met en garde contre l’existence de pratiques obscures liées à des croyances charlatanesques, susceptibles d’alimenter ces violences extrêmes, ce qui constituerait une menace directe pour « notre humanité commune ».


Appel à l’action immédiate du gouvernement


Le sénateur appelle l’exécutif à sortir de ce qu’il qualifie de « sommeil » et à assumer pleinement sa responsabilité face à l’ampleur du phénomène. Il exige l’ouverture « sans délai » d’une enquête publique afin de faire toute la lumière sur ces allégations, d’identifier les réseaux ou individus impliqués et de traduire les coupables devant la justice.


Au-delà de l’aspect répressif, Pahimi Padacké insiste sur la nécessité de renforcer les mécanismes de protection de l’enfance. « Le gouvernement doit protéger nos enfants, avenir sacré de la nation », a-t-il martelé, rappelant que l’inaction ou la lenteur des autorités face à de telles violences contribue à banaliser l’horreur et à encourager l’impunité.


Une indignation partagée dans l’opinion


Ces accusations, largement relayées sur les réseaux sociaux et dans certains cercles de la société civile, ont suscité une vive émotion. Des voix s’élèvent pour demander des mesures urgentes, notamment le renforcement des enquêtes policières, la prise en charge médicale et psychologique des victimes, ainsi que des campagnes de sensibilisation contre les violences faites aux enfants.


Des acteurs associatifs rappellent que les violences sexuelles sur mineurs restent largement sous-déclarées, en raison du poids du silence, de la peur des représailles et des tabous sociaux. Ils appellent à la mise en place de mécanismes d’alerte accessibles, de centres d’écoute pour les victimes et d’un accompagnement judiciaire effectif des familles.


L’urgence d’une réponse institutionnelle
Dans un contexte où la protection de l’enfance constitue un enjeu majeur de société, l’interpellation du sénateur Pahimi Padacké Albert met une pression supplémentaire sur les pouvoirs publics.

L’ouverture d’une enquête publique, si elle est effectivement lancée, pourrait permettre d’établir les faits, de rassurer l’opinion et de rompre avec une culture d’impunité qui entoure trop souvent les crimes sexuels.


À défaut d’une réponse rapide et crédible de l’État, préviennent plusieurs observateurs, la confiance des citoyens dans les institutions risque de s’éroder davantage, tandis que les victimes continueront de payer le prix du silence.

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