La capitale camerounaise accueille, du 4 au 6 février, la 15ᵉ Assemblée générale du Réseau des Institutions nationales africaines des Droits de l’Homme (RINADH). Organisée au siège du Conseil économique et social du Cameroun, cette rencontre de haut niveau réunit les responsables des Institutions nationales des droits de l’homme (INDH) autour des enjeux de gouvernance, d’inclusivité et de proximité de l’action publique avec les populations.
Le Tchad y est représenté par Belngar Larmé Jacques, président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). Une participation remarquée qui traduit l’engagement des autorités tchadiennes à inscrire la promotion et la protection des droits humains au cœur des priorités nationales, tout en renforçant la coopération avec les mécanismes africains spécialisés.
Au fil des échanges, les participants entendent dégager des stratégies concertées pour améliorer l’efficacité des INDH, mutualiser les bonnes pratiques et relancer des initiatives communes à l’échelle du continent. L’objectif affiché est clair : recentrer l’action des institutions sur les besoins concrets des citoyens, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, sociaux et démocratiques persistants.
Dans son allocution d’ouverture, le professeur James Mouangué Kobila, président de la Commission des droits de l’homme du Cameroun et vice-président du RINADH, a souhaité une « cordiale et chaleureuse bienvenue » aux délégations venues de plusieurs pays africains. Il a salué l’honneur fait au Cameroun d’abriter ces assises, tout en appelant à une dynamique collective pour consolider les acquis et relever les nouveaux défis en matière de droits humains.
À l’issue des trois jours de travaux, la 15ᵉ Conférence biennale du RINADH devrait déboucher sur l’adoption de deux documents stratégiques majeurs. Ceux-ci traceront la feuille de route du réseau pour les années à venir, avec l’ambition de renforcer durablement la protection des droits fondamentaux en Afrique. Pour le Tchad, cette participation s’inscrit dans une démarche de dialogue, de concertation et d’ouverture, au service d’une gouvernance plus inclusive et respectueuse des droits de l’homme.




