La Commission de l’Union africaine (CUA) a exprimé sa vive préoccupation à la suite de l’annonce de l’assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi, figure politique libyenne, survenu le 3 février 2026 dans la ville de Zintan. Dans un communiqué rendu public, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a fermement condamné cet acte de violence, qu’il considère comme une menace sérieuse pour les efforts en cours visant à une transition politique crédible et inclusive en Libye.
Selon le responsable de l’institution panafricaine, cet assassinat risque d’aggraver un contexte déjà marqué par des tensions politiques et sécuritaires persistantes, compromettant davantage les perspectives de stabilisation du pays. Il a rappelé que les différends politiques doivent impérativement être réglés par des moyens pacifiques et légaux, dans le respect des principes démocratiques et de l’État de droit.
Mahmoud Ali Youssouf a, par ailleurs, adressé ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à toutes les personnes affectées par cet événement tragique. Il a exhorté les autorités libyennes à assumer pleinement leurs responsabilités en garantissant une enquête approfondie, transparente et indépendante afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ce meurtre et de traduire les auteurs en justice, conformément à la loi.
Le président de la Commission de l’Union africaine a également appelé l’ensemble des acteurs politiques libyens à faire preuve de retenue et de calme, afin d’éviter toute escalade susceptible de replonger le pays dans un cycle de violences. Il a enfin réaffirmé l’engagement constant de l’Union africaine à accompagner le peuple et les institutions libyennes dans la recherche d’une solution durable, consensuelle et pacifique à la crise politique et sécuritaire qui secoue la Libye depuis 2011.




