Les Forces armées centrafricaines (FACA) ont mené avec succès une vaste opération militaire dans le sud-est de la préfecture de la Haute-Kotto, près de la frontière avec le Soudan du Sud. L’annonce a été faite ce mardi par le ministère de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée, qui évoque un coup dur porté aux groupes armés illégaux actifs dans cette zone stratégique.
Selon un communiqué officiel signé par le général de brigade Ghislaine Léa Yangongo, directrice de cabinet au ministère de la Défense, l’opération conjointe des FACA et de forces alliées russes visait des groupes impliqués dans l’exploitation illégale des ressources naturelles. Les autorités font état de la neutralisation de plus d’une vingtaine d’éléments armés et de la destruction de plusieurs camps de fortune servant de bases arrière à ces groupes.
L’intervention a également permis la saisie d’un important lot de matériels, comprenant des armes, des munitions, des moyens de communication ainsi que des fonds en devises étrangères, présentés comme provenant des activités illicites menées dans la région. Autre fait marquant : plus de 300 ressortissants sud-soudanais en situation irrégulière sur le territoire centrafricain ont été expulsés, les autorités affirmant leur lien avec les réseaux armés démantelés.
Par cette opération, le ministère de la Défense réaffirme la volonté de l’État centrafricain d’établir et de maintenir un contrôle effectif sur l’ensemble du territoire national. Il salue, dans le même élan, le professionnalisme et le dévouement des soldats des FACA engagés sur le terrain, présentés comme un maillon essentiel de la lutte contre l’insécurité persistante dans certaines régions du pays.
Les autorités assurent que cette action militaire s’inscrit dans une dynamique plus large de protection des populations civiles et de sécurisation des zones frontalières. Elles appellent par ailleurs les habitants à poursuivre normalement leurs activités quotidiennes, tout en renforçant leur collaboration avec les forces de défense et de sécurité, notamment par le signalement de tout mouvement suspect.
Cette annonce intervient dans un contexte sécuritaire toujours fragile en République centrafricaine, où la lutte contre les groupes armés demeure un enjeu majeur pour la stabilité et la reconstruction de l’État.




