Attaques terroristes à Niamey : les chefs traditionnels du Niger appellent à une union sacrée pour sauver la patrie

Face aux récentes attaques terroristes qui ont frappé la capitale, l’Association des Chefs Traditionnels du Niger (ACTN) a lancé, mardi 3 février 2026, un appel solennel à « l’union sacrée » de toutes les filles et de tous les fils du pays pour la sauvegarde de la patrie.

Face aux récentes attaques terroristes qui ont frappé la capitale, l’Association des Chefs Traditionnels du Niger (ACTN) a lancé, mardi 3 février 2026, un appel solennel à « l’union sacrée » de toutes les filles et de tous les fils du pays pour la sauvegarde de la patrie.

Réunie dans ses locaux à Niamey, l’ACTN a rendu publique une déclaration exhortant les Nigériens à dépasser leurs divisions politiques, religieuses et ethniques afin de faire front commun contre la menace djihadiste. Selon l’association, la gravité des événements impose une réponse collective, civique, morale et solidaire pour protéger les populations civiles et stabiliser le pays.

Un rôle social et moral réaffirmé

L’appel des chefs traditionnels souligne le rôle souvent central qu’ils jouent dans la cohésion sociale et la médiation communautaire. En rappelant leur devoir de gardiens des valeurs et des usages locaux, l’ACTN invite les autorités, les forces de sécurité, les acteurs politiques et les populations à coordonner leurs efforts autour d’objectifs partagés: prévention, assistance aux victimes, protection des lieux de culte et des écoles, et renforcement de la résilience des communautés rurales et urbaines.

L’union sacrée prônée par les notables vise aussi à contrer les tentatives de fracture que peuvent chercher à exploiter les groupes extrémistes : discours de haine, stigmatisation de certains groupes, ou propagation de fausses informations susceptibles d’attiser les tensions. En ce sens, les chefs traditionnels se positionnent comme des relais de paix et des animateurs d’un dialogue local nécessaire au maintien du tissu social.

Contexte sécuritaire et enjeux

Le Niger, comme plusieurs pays du Sahel, fait face depuis des années à une insécurité persistante liée à la présence de mouvements armés et à l’expansion d’aires d’influence djihadistes. Les attaques récentes à Niamey, dont l’ampleur et le bilan n’ont pas été détaillés dans la déclaration de l’ACTN, relancent les inquiétudes autour de la capacité des forces de sécurité à garantir la protection des citoyens et la résilience des institutions.

Alors que le gouvernement central est attendu sur des réponses opérationnelles renforcement des dispositifs de sécurité, enquêtes, et soutien aux victimes l’intervention des chefs traditionnels offre un complément social: prévenir les conflits intercommunautaires, faciliter les opérations d’alerte et d’hébergement des déplacés, et promouvoir la cohésion au niveau local.

Quel rôle pour les autorités et la société civile ?

L’appel à l’union sacrée pose la question de la coordination entre les autorités étatiques, les autorités coutumières et la société civile. Pour qu’il ne reste pas une simple déclaration symbolique, il faudra des gestes concrets : consultations régulières entre acteurs locaux et forces de sécurité, programmes de sensibilisation contre la radicalisation, soutien humanitaire aux familles touchées, et renforcement des mécanismes de confiance entre citoyens et institutions.

En lançant cet appel, l’Association des Chefs Traditionnels du Niger rappelle que la lutte contre le terrorisme ne relève pas uniquement de la réponse militaire : elle exige aussi la sauvegarde du lien social, la solidarité envers les victimes et l’engagement quotidien de communautés unies pour préserver la paix et la vie collective.

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