Les autorités centrafricaines intensifient leurs efforts pour garantir une meilleure protection des enfants affectés par les conflits armés. Un atelier de vulgarisation du Protocole d’Accord sur la protection et le transfert des enfants associés aux forces et groupes armés s’est tenu ce mardi à Bangui, réunissant des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA), des Forces de sécurité intérieure, des chefs d’unités d’enquête préliminaire ainsi que des magistrats.
Au cœur des échanges figurait le Protocole d’Accord signé le 13 septembre 2024 entre le Gouvernement centrafricain et le Système des Nations Unies. Cet instrument juridique engage les parties à transférer tout enfant associé à des forces ou groupes armés aux autorités civiles compétentes dans un délai maximal de 24 heures, sans détention ni poursuites judiciaires. Une mesure essentielle pour garantir le respect des droits de l’enfant et favoriser leur réinsertion sociale.
Cependant, malgré l’existence de ce cadre, des pratiques contraires persistent sur le terrain, notamment des cas d’arrestations et de détentions d’enfants. Une réalité préoccupante qui justifie l’organisation de cet atelier, destiné à renforcer la compréhension, l’appropriation et l’application effective du protocole par les acteurs de la chaîne pénale et sécuritaire.
Les discussions ont permis de rappeler les responsabilités de chaque corps impliqué, tout en insistant sur la nécessité d’une coordination étroite entre forces de défense, services de sécurité, justice et protection sociale. Les participants ont également été sensibilisés aux conséquences juridiques et humaines des violations de ces engagements.
Organisé par le ministère de la Promotion du Genre, de la Protection de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, l’atelier bénéficie de l’appui technique et financier de la MINUSCA et de l’UNICEF. Une seconde session est prévue ce mercredi 4 février, ciblant les travailleurs sociaux ainsi que les leaders communautaires et religieux, acteurs clés dans la prévention, la protection et la réintégration des enfants affectés par les conflits.
À travers cette initiative, les autorités entendent consolider un dispositif de protection plus humain et conforme aux normes internationales, afin que les enfants, premières victimes des conflits armés, retrouvent leur place au sein de la société, loin des armes et de la violence.




