Centrafrique : à Obo, la recrudescence des braquages met sous tension la sécurité et l’action humanitaire

La ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, fait face à une montée préoccupante des actes de braquages à main armée, suscitant une vive inquiétude aussi bien chez les populations locales que parmi les acteurs humanitaires présents dans la zone. Plusieurs incidents récents ont ravivé le sentiment d’insécurité dans cette région déjà fragilisée par des années d’instabilité.

La ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, fait face à une montée préoccupante des actes de braquages à main armée, suscitant une vive inquiétude aussi bien chez les populations locales que parmi les acteurs humanitaires présents dans la zone. Plusieurs incidents récents ont ravivé le sentiment d’insécurité dans cette région déjà fragilisée par des années d’instabilité.

Selon les autorités administratives, ces actes criminels seraient liés à la circulation persistante d’armes illégales et à la présence de groupes armés non identifiés opérant dans les différentes sous-préfectures du Haut-Mbomou. Les bases locales de certaines organisations humanitaires ont été directement ciblées par des braqueurs, alimentant les craintes quant à la continuité des activités humanitaires essentielles au profit des communautés vulnérables.

Le préfet du Haut-Mbomou, le colonel Léonard Mbélé, reconnaît la gravité de la situation tout en affirmant que des mesures préventives ont été mises en place pour éviter une dégradation plus importante de la sécurité à Obo. « Le Haut-Mbomou est une préfecture à problème. Aujourd’hui, des porteurs d’armes illégaux tentent de venir à Obo pour commettre des forfaits. Si la ville n’a pas subi le même sort que d’autres localités, c’est parce que nous avons pris des précautions », a-t-il déclaré.

Face à cette recrudescence de la criminalité, les habitants expriment leur inquiétude et appellent à un renforcement visible des dispositifs sécuritaires. Pour les acteurs humanitaires, ces braquages constituent une menace directe non seulement pour leur personnel, mais aussi pour l’accès des populations aux services de base, notamment dans les domaines de la santé et de l’assistance humanitaire.

Les autorités locales exhortent par ailleurs la population à la vigilance et à la collaboration avec les forces de sécurité. « Nous sommes déterminés à maintenir la sécurité et la stabilité dans la région », a insisté le préfet, appelant les citoyens à signaler toute activité suspecte.

Alors que la situation reste sous surveillance, les regards se tournent vers les forces de défense et de sécurité, ainsi que vers les partenaires internationaux, notamment la MINUSCA, pour contenir cette vague de braquages et préserver un climat propice à l’action humanitaire dans cette partie enclavée de la République centrafricaine.

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