Un convoi de l’ONG Action Contre la Faim (ACF) a été la cible d’un braquage armé le 16 janvier 2026, à une dizaine de kilomètres de l’entrée de la ville de Bocaranga, dans le nord-ouest de la République centrafricaine. L’information a été rapportée ce jeudi 22 janvier par le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH), soulignant une nouvelle fois la dégradation de la situation sécuritaire sur les axes routiers de la région.
Selon les informations recueillies par le RJDH, le convoi, composé de deux véhicules transportant huit humanitaires, avait quitté la ville de Bouar en direction de Ngaoundaye lorsqu’il a été intercepté par des hommes armés. Les assaillants ont contraint les membres de l’équipe humanitaire à les suivre en brousse, où ils ont été dépouillés de l’ensemble de leurs biens personnels et professionnels.
Une source humanitaire, s’exprimant sous couvert de l’anonymat, a confirmé que de l’argent et divers équipements ont été emportés par les braqueurs, tout en rassurant qu’aucune perte en vies humaines ni blessure n’a été enregistrée. « Aucun dégât corporel n’a été signalé », a-t-elle précisé.
Cet incident s’inscrit dans une série préoccupante d’attaques sur l’axe Bouar–Bocaranga. En l’espace d’un mois et demi, cinq cas de braquage y ont été recensés, dont trois visant directement des organisations humanitaires. Une situation qui suscite de vives inquiétudes parmi les acteurs humanitaires, déjà confrontés à de nombreux défis pour accéder aux populations vulnérables.
Face à cette recrudescence des attaques, les appels se multiplient en faveur d’un renforcement de la sécurité sur les principaux corridors humanitaires, afin de garantir la protection des travailleurs humanitaires et la continuité des actions d’assistance en faveur des populations affectées par la crise centrafricaine.




