International : L’Égypte et le Maroc invités à rejoindre un futur Conseil de la paix pour Gaza

Deux pays africains figurent parmi la cinquantaine de dirigeants mondiaux invités par le président américain Donald Trump à rejoindre un futur Conseil de la paix pour Gaza, selon des informations rapportées par les médias américains. Il s’agit de l’Égypte et du Maroc, tous deux acteurs diplomatiques majeurs sur les questions moyen-orientales.


Le Maroc a été le premier à réagir officiellement. Le 19 janvier, Rabat a salué l’initiative américaine et confirmé l’adhésion du Royaume à ce projet. Le roi Mohammed VI a accepté l’invitation, a annoncé la diplomatie marocaine, soulignant que cette future structure vise à « contribuer aux efforts de paix au Moyen-Orient et à adopter une nouvelle approche pour résoudre les conflits dans le monde ». Pour le Maroc, cette initiative s’inscrit dans la continuité de son engagement en faveur de la stabilité régionale et du dialogue multilatéral.


Du côté de l’Égypte, la position est plus mesurée. Le Caire a indiqué être encore en phase d’examen de l’invitation américaine. La diplomatie égyptienne n’a pas exclu une participation, tout en soulignant la nécessité d’évaluer les contours, les objectifs précis et le rôle effectif de ce futur Conseil.


Dans ce contexte, une rencontre bilatérale de haut niveau est attendue. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi doit s’entretenir avec son homologue américain Donald Trump en marge du Forum économique mondial de Davos, selon un communiqué publié le 20 janvier par la présidence égyptienne. Cette entrevue pourrait permettre de clarifier la position de l’Égypte et d’aborder plus largement les perspectives de règlement du conflit à Gaza.


Alors que la guerre dans l’enclave palestinienne continue de susciter de vives inquiétudes internationales, la création d’un Conseil de la paix pour Gaza, porté par Washington, pourrait redessiner les cadres diplomatiques existants. La participation éventuelle de pays africains clés comme l’Égypte et le Maroc témoigne, en tout cas, de la volonté américaine d’élargir la concertation au-delà des acteurs traditionnels du Moyen-Orient.

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