Affrontements armés à Korbol : une réaction critique de Moussa Pascal Sougui face aux opérations militaires

Les récents affrontements armés survenus à Korbol, dans la province du Moyen-Chari, au sud du Tchad, continuent de susciter de vives réactions au sein de l’opinion nationale. Alors que les autorités évoquent des opérations de sécurité menées contre des groupes armés, des voix s’élèvent pour dénoncer les conséquences humaines et matérielles de ces interventions sur les populations civiles.

Les récents affrontements armés survenus à Korbol, dans la province du Moyen-Chari, au sud du Tchad, continuent de susciter de vives réactions au sein de l’opinion nationale. Alors que les autorités évoquent des opérations de sécurité menées contre des groupes armés, des voix s’élèvent pour dénoncer les conséquences humaines et matérielles de ces interventions sur les populations civiles.

Parmi elles, Moussa Pascal Sougui a exprimé une condamnation ferme des méthodes employées sur le terrain. Dans une réaction au ton accusateur, il rappelle que « la mission première d’une armée nationale est de protéger la population », estimant que toute action qui conduit à l’incendie de villages et à la destruction de moyens de subsistance constitue une grave dérive. Selon lui, ces opérations ont plongé des communautés entières dans la détresse, forçant des civils innocents à fuir leurs localités pour trouver refuge ailleurs.

Moussa Pascal Sougui rejette toute justification sécuritaire pouvant légitimer de telles pratiques. « Rien ne justifie qu’on s’attaque aux populations que l’on prétend défendre », affirme-t-il, qualifiant les incendies de villages de trahison des valeurs républicaines et de violation flagrante de la dignité humaine. À ses yeux, ces actes portent atteinte à la légitimité morale de l’État et fragilisent davantage la confiance entre les forces de défense et les citoyens.

Dans un contexte déjà marqué par des tensions sécuritaires récurrentes dans le sud du pays, cette réaction relance le débat sur la conduite des opérations militaires et la protection des civils en zones de conflit. Elle met également en lumière l’urgence d’enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités, de garantir justice aux victimes et de prévenir de nouvelles exactions.

Alors que la situation à Korbol reste préoccupante, de nombreux observateurs appellent à une réponse sécuritaire respectueuse des droits humains, condition essentielle pour restaurer la paix et la cohésion nationale dans le Moyen-Chari et au-delà.

Constant Danimbe
Constant Danimbe
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