La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement acté un tournant majeur dans l’organisation des compétitions continentales. À partir de 2028, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) ne se tiendra plus tous les deux ans, mais tous les quatre ans. L’annonce a été faite par le président de la CAF, Patrice Motsepe, qui a également confirmé le lancement d’une Ligue des Nations africaine dès 2029.
Ce changement structurel, présenté comme une réforme stratégique, vise selon la CAF à renforcer durablement le football africain, tant sur le plan sportif qu’économique. Patrice Motsepe estime que l’espacement des éditions de la CAN permettra d’améliorer la qualité de la compétition, d’optimiser la préparation des sélections nationales et de rendre l’événement plus attractif pour les diffuseurs, les sponsors et les supporters.
Face aux critiques et aux interrogations, notamment celles évoquant une possible influence de la FIFA ou de son président Gianni Infantino, le patron du football africain se veut catégorique. Il affirme que cette décision émane exclusivement des instances africaines et répond avant tout aux intérêts du continent. Pour lui, il s’agit d’un choix réfléchi, dicté par la nécessité d’inscrire le football africain dans une dynamique de long terme, capable de rivaliser avec les grandes compétitions internationales.
Patrice Motsepe insiste également sur la dimension symbolique de cette réforme. Il estime que l’Afrique doit afficher davantage de confiance en elle-même et éviter de donner l’impression de calquer ses décisions sur les modèles de la FIFA ou de l’UEFA. Selon lui, le continent possède ses propres réalités, ses talents et ses ambitions, et doit assumer des choix qui correspondent à ses objectifs spécifiques.
Parallèlement au passage de la CAN à un cycle quadriennal, la création d’une Ligue des Nations africaine constitue un autre pilier de cette nouvelle vision. Prévue pour 2029, cette compétition devrait offrir plus de rencontres compétitives aux sélections nationales, tout en limitant les matchs amicaux jugés peu attractifs. La CAF espère ainsi maintenir une activité régulière des équipes nationales entre deux éditions de la CAN, tout en favorisant le développement technique et tactique des joueurs africains.
Si cette réforme suscite encore des débats au sein des fédérations, des joueurs et des supporters, la CAF se montre confiante quant à ses retombées positives. Pour Patrice Motsepe, le passage à un cycle de quatre ans et l’introduction de la Ligue des Nations africaine marquent une nouvelle étape dans la modernisation du football africain, avec l’ambition affichée de le rendre plus compétitif, plus rentable et plus respecté sur la scène mondiale.




